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Communication de crise Paris Veille Mag

Communication de crise Paris Veille Mag
Intervention de Natalie Maroun,
Directrice associée et analyste Cabinet Heiderich. Observatoire International des Crises
De nombreuses de définitions se bousculent lorsque l’on évoque le mot crise.
Si celle du Larousse évoque le champ médical, mais nous pouvons interroger également le grec ancien krisis, qui signifie « séparer, juger », le mot crise désigne l’instant du jugement, fracture entre deux temps antagonistes. La grille de lecture d’une organisation ou d’une entreprise nous autorise d’évoquer l’origine de la crise, pour lui donner une définition plus précise.
Ainsi nous pouvons désigner la crise comme une rupture et la mise en danger d’une organisation consécutivement à un accident ou une série d’incidents et qui ne peut être gérée par les moyens, méthodes et procédures habituelles.



Du risque à la crise
Si la frontière semble ténue en risque et crise, c’est car la crise est dans la plupart du temps, la réalisation d’un ou plusieurs risques connus ou insoupçonnés. Ainsi si la gestion des risques est destinée à en réduire la probabilité d’occurrence et les impacts, la crise est de nature différente : le risque est potentiel, la crise est avérée.
Le passage du risque à la crise se fait par un événement, soit générateur de la crise et directement appréhendable, soit par un événement qui révèle une situation de crise qui refusait de dire son nom. La veille stratégique a tout son rôle à jouer dans la mise au jour d’une crise existante ou en train de cristalliser. Une fois déclarée, la crise peut connaitre deux développement : soit le fil des événements est suspendu, soit la crise fait l’objet d’une cinétique plus ou moins longue avec des rebondissements.
Mais quel que soit la cinétique de la crise, il faut lui adjoindre le temps de la gestion de crise.